4 - La Forge à Fer

vendredi 21 décembre 2018
par  Thierry

Surpombant une chaussée impressionnante, datant du 17ème siècle, les bâtiments d’une ancienne forge à fer forment un cadre intéressant : les anciens locaux industriels et les logements qui y étaient liés. Aujourd’hui, le cadre est toujours superbe et les bâtiments abritent un restaurant.

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Source : le site du restaurant de La Forge à Fer
Cette forge est créée par Charles de La Porte pour la valorisation de son duché de la Meilleraye, vers 1645. Un bail de 1652 mentionne l’existence de "forges, martellerie, affinerie et rechaufferie..., halles au charbon". Il semble que l’établissement soit réorganisé au début des années 1660, avec l’agrandissement de la retenue d’eau et la construction d’une fenderie. Le haut fourneau ne fonctionnait que 3 à 4 mois par an compte tenu de la disponibilité en bois.

Entre la fin du 17e siècle et le début du 19e siècle, la production de fonte est restée comprise entre 80 et 120 t par an. La forge d’affinerie comprenait trois bas foyers, chacun surmonté d’une grande cheminée et alimenté en air par deux soufflets actionnés par une roue hydraulique. A cause de l’irrégularité du Thouet, la forge ne fonctionnait que 8 à 9 mois par an et produisait 50 à 80 t de fer. Une partie de la production, transformée en socs de charrue, bandes de fer et clous pour roues de charrettes, servait à l’agriculture d’une partie des Deux-Sèvres et de la Vendée. Un premier logement de maître de forge, bâti à la limite des 17e-18s siècles, est complété par un deuxième vers 1770.

L’établissement est passé des mains des ducs de la Meilleraye à celles du comte d’Artois en 1776. La forge, devenue bien national en 1792, est réquisitionnée pour la guerre de Vendée, afin de fournir des fontes et fers, dont des boulets, aux troupes de Parthenay et Bressuire. Elle est vendue en 1803 à Clément Médard Arthuys de Villement, puis en 1818 à César Auguste Brière de Montaudin.

Dans les années 1820, une soufflerie à piston remplace les soufflets en bois de la forge d’affinerie et de nouveaux logements d’ouvriers sont construits. Une nouvelle fois vendu en 1844, l’établissement cesse son activité deux ans plus tard. En 1860, M. Supervielle y installe un moulin à blé, qui fonctionne jusqu’en 1920.

L’établissement est racheté par la municipalité de La Peyratte, puis, en 1942, par à un industriel de Limoges. Les propriétaires suivants le réhabilitent et y installent un restaurant. De la fin des années 70 jusqu’à sa fermeture en 1992, La Forge à Fer fut un restaurant renommé dans la région.



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